REPORTAGE DE LA PROVENCE 20 SEPTEMBRE 2004



Article de Julien DAVID


Inquiets de ne plus voir leurs ordures ménagères 
ramassées dans leur résidence, les habitants ont 
sonné l‘alerte auprès de la municipalité et de 
l’entreprise Bronzo. Réunion de crise sur les lieux.

Le quartier est plutôt sympa. Très agréable même. 
A l’entrée Est de la ville, à deux pas du rond-point 
marquant la limite de la commune, les résidences 
"Hauts de Fontsainte" et "Les Moulins de Fontsainte" 
s'étalent doucement, les allées parsemées de pins. 
Mais sous le calme apparent bouillonne la colère des 
habitants. Ils sont même venus en faire part à l'élu 
délégué à la qualité de vie. Une inquiétude, plutôt : 
celle ne plus voir leurs conteneurs de déchets ménagers 
vidés par la société de nettoiement.

Uns situation héritée d'un incident survenu il y a plusieurs 
semaines. "Le portail automatique a été endommagé par le camion 
de la société de ramassage. Les travaux de réparation ont été 
faits, mais la société annonce aujourd’hui qu'elle ne fera plus 
rentrer son camion sur la résidence, et qu'elle ramassera les 
poubelles à l'entrée... Pour nous, c'est impossible !" expliquent 
les habitants, réunis à l'entrée de leur quartier autour 
de Noël Collura, adjoint au maire.

                      Un nouveau contrat

Concrètement, jusqu'à présent, les véhicules de ramassage 
pénétraient dans la résidence afin de vider les conteneurs 
d'ordures et ce à titre exceptionnel, en dépit de la réglementation 
stipulant que le ramassage doit s'effectuer "à rentrée des 
copropriétés". L'incident du portail a remis en cause cet accord.
"La société Bronzo nous a dit qu'à l'avenir elle ferait le 
ramassage à l'extérieur de la résidence. Mais où voulez-vous 
que nous mettions les 20 conteneurs à roulettes ? Au bord de 
la route ? On peut pas nous mettre ainsi le couteau sous la gorge..."

Une route, montant du rond-point, qui ne pourrait certes pas 
accueillir les déchets des quelques 1 000 habitants demeurant 
dans le secteur. Il est donc impératif de trouver une solution 
avant que les déchets ne gagnent du terrain ! "On a appris cette 
décision par les chauffeurs eux-même, aucun courrier officiel.
"Les réparations ont été effectuées, et notre assurance a reçu 
une note de 6500€! Il n’y a pas eu de concertation !" lance M. Itrac, 
représentant la société Bronzo. Un tarif jugé exorbitant, et qui 
motive la décision de ne plus entrer dans le lotissement.
"Il ne fallait pas faire les travaux avant que l'expert de notre 
assurance n'intervienne !" précise-t-il. "Le portail est resté en 
l'état plus d'un mois et demi ! II a bien fallu réparer: 
les habitants s'impatientaient lui rétorque-t-on. 
Un imbroglio qui pourrait trouver une solution par la mise en 
place d'un nouveau point de collecte des ordures, à l'extérieur 
de la résidence, côté route des Lecques.
"Des travaux d'aménagement importants seraient nécessaires, 
qui nécessitent l'accord de la DDE avant toute évaluation de 
financement" explique Noël Collura épaulé par Jean-Marc Borghi, 
ingénieur auprès de la ville. Un projet qui, en tout état de cause, 
n'est pas pour demain. Aussi les protagonistes de l'affaire 
trouvent-ils un modus vivendi : le ramassage continuera alors que 
les assurances des deux parties devraient réexaminer le problème. 
"On continue à ramasser tant qu'il n y a pas quelque chose de ferme" 
précise M. Itrac. Au-delà, c’est le contrat de nettoyage global de 
la ville de La Ciotat qui devrait être renégocié, dans le cadre 
d’un nouvel appel d’offres… d’ici deux en et demi. 

Reportage Julien DAVID 

Voir les photos de la réunion de crise (ici)



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